dimanche 30 novembre 2014

Mutisme fébrile


nous
les fourmillants
nous sommes silencieux
ne sachant pas les mots
où le désir est absent

samedi 22 novembre 2014

Questions existentielles (No 330986-330990b)

Que faut-il faire?
Que peut-on faire?
Accepter même le fait douteux qu’une fois vidées de leur contenu, les grandes idées constituent un excellent glaçage à gâteux?
Ou alors lutter bravement au nom de fringants théorèmes célestes pour la gloire non moins douteuse de se voir adresser le tendre (ou moqueur?) battement de cils de l’Utopie?

samedi 15 novembre 2014

Voix insidieuses

























il y a des paroles dites tout bas
poudres blanches aux yeux babas
des voix mystiques
tendresses chuchotées
frémissements cosmiques
il y a des paroles de velours
de sombres discours
où s’épaississent les sentiments
où se raffinent les tourments

vendredi 7 novembre 2014

Jour gris

Chopin malmène en vain son piano sans parvenir à couvrir le bruit du camion de vidange, tandis que Nietzsche poche un examen de maths après s’être lourdement questionné sur son avenir plus qu’incertain. Pour ma part, au milieu de tout ça, je jette un rapide regard au livreur de circulaires (seul son bras est visible par la fenêtre de mon salon) et, pour je ne sais quel absurde motif, m’obstine à y voir l’insaisissable clef de mon piteux destin.

lundi 3 novembre 2014

Demi-siècle de Mistral

Mistral (et le spectre de Nelligan) dans le bleu de la nuit (des temps)

(Avec gros clin d’œil à Gatsby – rémanence inattendue
d’une improbable game de bowling…)




























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C’est ma petite contribution à un chaleureux bouquet concocté par Blue - à lire absolument et c’est ICI!

vendredi 31 octobre 2014

Le temps à la dérive

dans l’immensité rien ne bouge
déchéances
dégénérescences
forces avides des profondeurs
dans l’immensité la fange se tait

chaque creux fraîchement dévêtu boit le temps à la dérive

dimanche 26 octobre 2014

Ne pas la poser, c’est aussi y répondre…

La question de savoir si une chose se passe réellement semble, pour nos esprits empreints de pragmatisme (post, hyper ou alter-moderne, je sais plus…), être tombée en complète désuétude. Elle appartient, semble-t-il, à la catégorie des non-sens; elle serait une de ces nombreuses aberrations héritées de la philosophie, cette poussiéreuse arrière-grand-mère de la science. Pourtant, l’acceptation tacite d’un réel A PRIORI n’en conduit pas moins à la création d’un univers étonnamment abstrait – irréel pour tout dire.